Présentation:
Textes provisoires tirés d'informations sur Internet en attendant nos propres publications et analyses.
Situation géographique
Le Mali, d'une surface de 1 241 238 kilomètres carrés, est le deuxième plus vaste État d'Afrique de l'Ouest, 2 fois la France. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. Sa surface reste cependant largement inoccupée puisque la population vit largement concentrée dans les villes et pour la zone rurale se rassemble autour des deux grands fleuves, là où la végétation est là plus importante. Selon les sources internationales, la densité, très variable, passe de 90 hab./km² dans le delta central du Niger à moins de 5 hab./km² dans la région saharienne du Nord.
Le pays est entouré par les pays frontières : la Mauritanie, l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Sénégal dont certains s'associent au processus de notre réseau Ouest Africain. Outre la capitale de Bamako, les villes principales sont Kayes, Ségou, Mopti, Sikasso, Koulikoro, Kidal, Gao, Tombouctou. Le pays avant 2003, hérite de découpages territoriaux de la période coloniale. Il sera découpé de 702 communes dès la décentralisation.
C'est au Nord, porte du Désert, que la température est la plus élevée, souvent plus de 40°et la végétation la plus aride. Dans le Nord, il ne pleut pratiquement pas sauf durant la saison de l'hivernage de ces dernières années, du au changement climatique, provoquant des pluies diluviennes au point où les habitants de Tombouctou dont les maisons sont construites en banco, redoutent leur disparition. Précisons par ailleurs que le désert avance dans ces régions et les ressources en eau potable font l'objet d'une attention continue de la part de la communauté internationale. Les conditions de vie sont plus difficiles au Nord qu'au Sud où la saison humide se situe de juin à septembre. Sans oublier l'Harmattan, un vent de sable qui souffle du désert entre décembre et février et couvre les villes d'une fine couche de poussière, bloquant les activités parfois pendant plusieurs jours.
Les besoins en développement sont ainsi plus nombreux dans les régions du Nord, que celles du Sud dans lesquelles interviennent plus volontiers les programmes bilatéraux de coopération et de développement. Des priorités sont cependant mises en œuvre depuis les dernières années dans les zones dans lesquelles nous intervenons, sous l'égide des conventions, des politiques globales notamment à travers l'agenda 21 et les programmes axés sur les droits des femmes. La conférence de Pékin et plus concrètement la mobilisation générale de lutte contre la pauvreté dans le cadre des OMD, facilite les programmes de formation et de sensibilisation comme les nôtres qui donnent priorité aux gouvernances et visent l'accès des femmes à des ressources de long terme (création d'entreprises, d'emploi, objectifs d'autonomie et de réappropriation d'ateliers professionnels). La réalisation de réseaux de formatrices (Formation des formateurs " permettra d'atteindre les objectifs fixés pour les 6 régions d'Afrique de l'Ouest où nos programmes interviennent et dans d'autres régions qui sollicitent notre expertise des milieux.
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Contexte socio-politique
Le Mali est un pays enclavé, aux ressources limitées, et figure parmi les pays les plus pauvres du monde. La population de Mopti compte environ 115'000 habitants. La religion musulmane est dominante et touche 80% de la population. Elle compte parmi elle aussi des populations de confession catholique de 15% et 5% d'animistes.
Depuis 1991 le Mali s'est démocratisé suite au renversement de l'ancien dictateur le président Moussa Traoré. De nouvelles institutions et une constitution sont alors mises en place dès 1992. Actuellement le point central, qui marque l'histoire contemporaine de cette région, est la décentralisation entreprise depuis 1993. Il s'agit d'un vaste programme de développement participatif qui préconise la participation de la population à l'exercice du pouvoir et au développement des collectivités territoriales. Le pouvoir n'est donc plus un pouvoir centralisé c'est à dire qu'il encourage la participation de tous pour la réalisation efficace d'une gouvernementalité locale. L'exercice du pouvoir se partage alors entre les décideurs, les cadres techniques et les administratifs. Dans les conseils et comités de développement, les femmes restent encore sous-représentées et lorsqu'elles ne sont, elles ne participent que très peu à la sphère décisionnelle, raison pour laquelle nous privilégions la formation.
Pour les femmes de RESO-Femmes la démocratisation constitue une véritable brèche au pouvoir traditionnel et d'opportunités à la féminisation du pouvoir politique sur lesquels ses programmes " empowerment et genre " et ateliers d'innovations entrepreneuriales se concentrent.
De façon générale, la décentralisation s'est concrétisée pour les femmes de Mopti au moment de la mise en place d'un Etat de droit et leur participation aux processus électoraux de 1999. Des recherches et expertises sont produites par notre siège mettant en valeur le rôle capital d'un leadership féminin formé d'élues et des dirigeantes d'ONG pour parvenir à atténuer les hiérarchies de genre et comprendre l'émergence particulière de ces nouveaux pouvoirs dans les pays du sud. Des articles, publications, expertises sont destinées à mettre en valeur le sens et le rôle du leadership féminin, en particulier des élues qui œuvrent dans les différents lieux politiques, autant auprès des collectivités locales que dans les politiques publiques nationales et plus récemment à travers des réseaux transnationaux.
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Contexte historique et socio-économique
L'histoire de Mopti et de son peuplement est marquée par la composition socio-ethnique et les diverses migrations vécues dans la région. La société mopticienne est composée de plusieurs groupes ethniques (Bambara, Malinké, Soninké, Bozo, Sénoufo, Minyanka, Bwa, Dogon, Peul, Songhay, Touareg, Maure, etc.). Toutes ces différentes ethnies vivent en équilibre et en harmonie du fait d'une citadinité très forte à Mopti qui réunit autour d'un pacte d'alliance tous les habitants de la ville c'est-à-dire autant les ethnies autochtones que celles étrangères.
Les différenciations sont cependant très hiérarchisées concernant l'accès aux ressources. A l'origine, elles relèvent d'une idéologie autochtone héritée depuis la période coloniale et d'une culture urbaine précoloniale dans laquelle le statut et le rôle politique des femmes reste encore très peu étudié, biaisé et tabou. Enfin l'économie locale dans la région repose essentiellement sur l'agriculture, l'élevage et la pêche, l'artisanat et le commerce.
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Situation contemporaine des femmes
Les femmes au Mali représentent environ 52% de la population résidente totale. Dans le milieu rural les femmes travaillent majoritairement dans l'agriculture et en milieu urbain dans le secteur de l'économie non structurée, appelé plus couramment l'économie " informelle ". Notre projet pilote a été choisi à Mopti, zone où les femmes sont des productrices et des distributrices urbaines. Elles travaillent en moyenne 4-5 heures de plus que les hommes et sont essentiellement actives dans les secteurs de la petite production et des services. Selon une étude réalisée en 1995 , le niveau de développement des femmes serait deux fois moins élevé que celui des hommes.
Dans la région se sont succédées différentes crises de sécheresse notamment celle de 1974 qui a mobilisée de nombreuses actions humanitaires dans toute la région du Sahel. Les retombées de ces crises ont essentiellement été gérées par les regroupements féminins formés à partir de groupes de base et leur organisation en associations de tontines.
Les femmes de ces milieux associatifs s'organisent pour sécuriser leurs acquis. Souvent elles possèdent des petits jardins à la périphérie de la ville ou ont gardé un terrain dans leur village afin d'assurer un minimum d'approvisionnement à leur famille.
Depuis la décentralisation, les femmes de cette région ne veulent plus être isolées des programmes de développement ou servir de pilier central à la survie de leur communauté. Elles veulent accéder aux ressources et être formées afin de se positionner plus stratégiquement dans des fonctions professionnelles et plus valorisantes.
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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bénin de Wikipédia en français (auteurs)
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